Hippocrépis à toupet ou lotier corniculé? Comparatif de 2 Fabacées
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Fabacées, appellation actuelle
des anciennes Papilionacées. Ce dernier nom avait l'avantage
d'attirer
l'attention sur la forme des 5 pétales aux formes arrondies
qui semble évoquer
les ailes de beaucoup de nos papillons. Famille homogène,
l'une des plus importantes
des Dicotylédones par le nombre et l'utilité des
espèces. La corolle est irrégulière:
un pétale supérieur, le plus grand,
l'étendard ; deux latéraux, les ailes; deux
inférieurs se réunissant pour former la
carène. Les étamines soudées par leur
filet,
forment une sorte de gouttière dans laquelle l'ovaire
prolongé par le stigmate,
se transforme en gousse après fécondation.
Leurs fleurs, par leur forme et leur organisation, rappellent celles du pois. Fabacées fait allusion à la fève qui est une légumineuse (légume étant l'appellation par les 1ers botanistes, de la gousse à 2 valves. Ces Fabacées ont presque toutes une fleur jaune : l'hippocrépis et le lotier ne manquent pas à la règle. |
![]() Hippocrépis avec sa feuille |
Toupet de
l'hippocrépis : bel exemple de disposition radiale
de l'inflorescence
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| Poursuivons
par
une recherche étymologique : outre les appellations
imagées ou pittoresques,
elle offre également l'intérêt d'aider
à la mémorisation ainsi que d'attirer
l'attention sur une caractéristique de la plante
considérée. C'est le cas pour l'hippocrépis
à toupet, hippocrépis
comoso, du grec hippos,
"cheval". Les gousses
tortueuses, lorsqu'elles sèchent, se segmentent, chacun des articles
étant courbé en forme de
fer à cheval (du grec krepis,
"chaussure" [...de
cheval]. Saint
Crépin est le Patron des cordonniers – les
crépins désignent les outils et
marchandises servant au métier). L'adjectif latin comoso signifie "chevelu" ,
étant donnée la densité
fleurie des ombelles (toupet). |
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![]() Lotier corniculé - A l'arrière plan , l'on devine les gousses |
Quant au lotier, son nom latin lotus
désignait un grand nombre de
plantes. Il est qualifié de "corniculé" car ses
fruits se terminent
par une petite corne. On l'appelle également "Pied de
poule", sans
doute à cause de ses gousses droites
écartées, ayant l'apparence d'une patte
d'oiseau. Cependant, c'est l'observation des feuilles qui
permet de
différencier le plus facilement ces 2 plantes qui sont des
vivaces. L'hippocrépis,
au port plus ou moins
rampant, a des feuilles composées de 4 à 7 paires
de folioles arrondies,
et terminées par une foliole
impaire. Il forme des touffe plus denses et plus étendues
que le lotier
corniculé. Celui-ci a une feuille formée de 3
folioles acuminées : les stipules,
non soudées au pétiole, de même
apparence que les folioles, donnent
l'impression que cette feuille en compte 5. Ses fleurs, d'un jaune
moins dur, souvent
veinées de rouge, sont groupées au
sommet d'un long pédoncule. A l'inverse de
l'hippocrépis qui colonise les
terrains calcaires les plus arides, le
lotier peut aussi
prospérer dans les
stations humides ou relativement ombragées, si bien que la
confusion est
impossible en ces lieux : l'hippocrépis se cantonne dans les endroits secs.
Quant au lotier
corniculé, dans ces mêmes lieux, il peut
développer des racines jusqu'à 1 m de profondeur.
Il forme un excellent fourrage, souvent cultivé, ce qui
n'est pas le cas de
l'hippocrépis, qui n'a d'autre mérite que
d'être un bon couvre sol thermophile. |
Hépatique trilobée – Hépatica nobilis – RENONCULACÉES
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Plante vivace basse et pubescente, fleurissant tôt en saison. Rare en plaine (on la trouve à partir de 400 m et jusqu'à plus de 2000 m). Espèce de mi-ombre prospérant sur sols calcaires bien drainés. Feuilles coriaces, à 3 lobes, longuement pétiolées, naissant directement du rhizome et persistant l'hiver. Dessus de la jeune feuille souvent marbré et revers des feuilles de l'année précédente de couleur rougeâtre évoquant celle du foie, d'où le nom d'hépatique trilobée (les nouvelles feuilles n'apparaissent qu'après la floraison). Fleur solitaire, bleue, quelques fois rose ou blanche, longuement pédonculée; 6 à 9 "pétales" 1 tombant rapidement (durant les quelques 8 jours de la floraison, ils doublent de longueur); sa briéveté explique peut-être qu'elle se protège en s'inclinant et en se refermant la nuit, et par temps froid et pluvieux; 3 bractées pubescentes, non vertes, juste sous les "pétales". Ses nombreuses étamines aux anthères blanches et aux longs filets, donnent à la fleur une impression de légéreté et de luminosité. Les fruits sont des akènes poilus à bec court. Les graines sont dispersées par les fourmis. |
![]() Ancienne feuille
brunie par le froid de l'hiver
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![]() Bractées
pubescentes, non vertes , appliquées sous l'enveloppe florale
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Habitat en
Bourgogne
: dans les sous-bois clairs de
l'Arrière-Côte, de la Montagne (nord de Dijon) et
surtout à l'est du
Châtillonnais.
La plante, légèrement
vénéneuse, est cultivée comme
ornementale.
1- La
fleur des Renonculacées est en fait apétale :
précisément, 6 tépales
(sépales pétaloïdes) et 3
bractées pubescentes
(sépaloïdes). Cette dernière
caractéristique sépare l'hépatique des
anémones
qui en sont dépourvues.
| Hellébore
fétide,
Euphorbe des bois et Daphné lauréole Ces plantes, bien qu'appartenant chacune à des familles différentes, ont en commun des feuilles persistantes, sont toxiques, et poussent de préférence à découvert. De plus, leurs fleurs d'un vert jaunâtre sont peu voyantes. Bien que communes, elles sont souvent confondues. Hellébore fétide ou pied de griffon (d'après l'apparence des feuilles) - Helleborus fœtidus (du grec bore, "nourriture" et helein, "qui tue" - RENONCULACÉE
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