Bouilland - Abbaye de Sainte-Marguerite

Si Sainte-Marguerite a pu s'enorgueillir de posséder une très belle église dans le plus pur style « autunien », elle n'offre aujourd'hui que des ruines. Certes des plus romantiques. Sa décadence s'amorça en fait dès le XVIe siècle avec la crise religieuse. Aussi, à la Révolution, seuls quelques réguliers s'y maintenaient encore. Puis, l'ordre supprimé, le domaine et les bâtiments furent mis en vente comme bien nationaux. Depuis, et alors que quatre propriétaires se sont succédé, « rien n'a été fait, ou presque », souligne l'actuel propriétaire, M. Roellandt, qui, en 2000, a racheté le domaine au comte de Saint-Seine.
Une « sentence » que ne partagent guère « Les amis de Sainte-Marguerite de Bouilland », association née en 1970, qui s'est donné pour but de sauver les ruines. Avec ses maigres moyens, mais beaucoup de bonne volonté, elle a, jusqu'en 1997, tenté de préserver l'essentiel, bien consciente que les lieux sont, selon sa propre expression, « un fleuron de la couronne des sites touristiques de Bouilland. » Sans parler des locaux qui aimaient à y flâner, on venait alors de loin et même de très loin pour l'admirer, le site étant ouvert au public.

Extrait d'un article du "Bien Public" du 15-10-2003