Les orchidées du Mont de Marcilly
Au fil de la rando de Marey
Au fil de la rando de Pasques
Au fil de la rando de Thorey-sur-Ouche
Au fil de la rando de Nuits Les photos de la galerie sont pour la plupart de notre ami Patrick Bourdiau (
Touche F11 pour
visualisation plein écran)
Au fil de la rando de Maxilly ( Touche F11 pour visualisation plein écran)Au-delà de la ferme ruinée de Bierre, nous tombons
malencontreusement dans un repaire de chasseurs affairés : c'est tout à coup
l'effervescence comme dans une fourmilière lorsque vous y jetez un corps
étranger. Mauvaise surprise car nous n'avions depuis le départ entendu aucun
coup de fusil. Se présente à nous le plus vindicatif, un individu dont la
suffisance de prétendu propriétaire n'a d'égale que sa circonférence : le prototype
du chasseur gras, trop bien nourri, qui tente de nous faire peur et de nous
culpabiliser. "Vous devez savoir que les forêts domaniales sont interdites
de chasse le dimanche pour vous" (quelle générosité qui ne lui coûte guère!).
Je prends bonne note : la prochaine fois, l'on tournera en rond dans une
domaniale. C'est quand même mieux que de faire 2 ou 3 fois le tour du lac Kir.
"Vous seriez contents si un étranger venait piétiner la pelouse de votre
propriété?". Nous dijonnais, sommes déjà pour lui, des étrangers.
Il est prêt à nous mettre
dans un camp de rétention et, à défaut de vol
charter, de nous y ramener en
bétaillères. J'ai beau lui répondre que nous ne
les "méprisons" pas,
nous ne les "provoquons" pas, et que citadins, pour la plupart, nous
avons aussi le droit de profiter de la pleine nature dans cette longue
période
de chasse et qu'en tant qu'êtres civilisés, l'on peut
toujours trouver des
arrangements. Mais non, définitivement, nous sommes des
"emmerdeurs".
Devant un accueil aussi inamical, mieux vaut être nombreux...
Dernier argument et non le moindre : "Ça coûte cher le
permis de
chasser!" (certes pensais-je, mais moi, j'emmène les marcheurs
à titre
bénévole). Il est vrai que l'argent donne bien des
droits, à défaut parfois du
respect du Droit pour tous. Heureusement se présente à
moi un individu hybride,
un mixte de chasseur-randonneur (ça existe). L'on passe à
une phase plus
diplomatique, celle de la tractation, des accomodements. L'on nous
indique en
définitive le meilleur itinéraire pour éviter un
troupeau de vaches
"vives" (l'inconvénient de ce pays beaunois, c'est que bien
souvent,
les sentiers traversent les prés). Nous traversons enfin le camp
(éconduits / reconduits) par un chasseur en tenue
camouflée. "A Dieu, que la
guerre est jolie..."
Sur le point de quitter le haut de la Combe aux
Chevaux, nous tombons de nouveau sur un chasseur, quelque peu effrayé, celui-là,
par notre groupe. "Où chassez-vous?" "Sur l'ensemble du
massif". A défaut de moustache, il tortillerait bien son fusil, le brave
homme de Bouze. Celui-là craindrait plutôt un coup qui ne soit pas
de fusil, car je perçois même une légère
appréhension dans sa voix : "Il vaut mieux discuter...". Me
voilà
rassuré : les chasseurs sont des humains comme nous. Nous le
laissons à sa
quiétude solitaire de veilleur et repassons malgré nous
sous le tunnel de
l'autoroute : il faut improviser. Je parviens à éviter le
retour par le même
chemin qu'à l'aller en "récupérant" des bouts de
sentiers après avoir
longé un moment la D970. Par ce beau temps, dans la palette
chatoyante de
l'automne, les paysages nous ont comblés et le retour fut
néanmoins joyeux.
M.M.


Ce dimanche 1er avril, après la
visite de Lamargelle, situé en limite nord
des terres de l'Abbaye de Saint-Seine (d'où le nom), la
décurie, " groupe de 10 soldats, Antiq.
romaine "
(ou de 10 citoyens.... randonneurs), est
partie du village pour tester le circuit décrit dans
"Promenez-vous en Côte-d'Or" (pp. 145-147).
En cours de route, après
consultation de la décurie... par le décurion1 (en fait
votre serviteur), nous avons brodé sur le descriptif, estimant
que le chemin menant à la Ferme de Jugny risquait d'être
monotone. Nous avons donc décidé d'une variante :
longer le bord du plateau passant par la Roche Pacot et
"récupérer " le circuit en
contournant la zone cultivée en limite nord. Le trajet
s'annonçait plus pittoresque : tel fut bien le cas.
Nous avons évité
le bain de pieds annoncé en contournant la zone marécageuse
du Revinson au prix de passages sous barbelés. Parvenus à
Vauchenau, notre quiétude fut tout à coup troublée
par la gesticulation d'un éleveur occupé sur le versant
avec ses bêtes. Malgré son comportement visiblement
inamical, nous poursuivons notre chemin ... poursuivis par le dit
intervenant. Nous ayant rattrapés (bravo pour le souffle et
l'endurance), nous nous sommes expliqués. De loin, il nous
avait confondus avec des pêcheurs bien décidés à
tremper leur ligne dans les 2 étangs de sa propriété
(mais nous ne nous apprêtions pas à commettre de péché
: il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards
sauvages!) Visiblement rassuré par notre équipement
(pas de bourriches mais des sacs à dos, pas de cannes à
pêche mais des bâtons de randonnée), soulagé,
il se montra fort aimable avec les 2 gentes dames fermant la marche
que nous avions cru un moment prises en otages!!
Pour ceux qui voudraient
tenter l'aventure au sud-ouest de la Combe aux Lanceurs, il est bon de
savoir qu'il existe un vrai dédale de sentiers non répertoriés
sur la carte (favorables à un jeu de piste) . Sur le retour,
nous avons pu apprécier l'émouvant "Christ
de Pitié " au lieu dit le Crot (= creux en ancien français) du Pommier.
![]() "Ecce Homo" = Voilà l'Homme!, parole prononcée par Ponce Pilate montrant le Christ, assis, bras liés, à la foule, au début de la Passion. Il apparaît le buste bien droit, indifférent à ses blessures, se livrant à une méditation douloureuse. Souvent représenté dans les villages avec la tête couronnée d'épines. Autre appellation : Homme de douleur. |
˝ Objet
de mépris, abandonné des hommes, |
Nous étions peu nombreux pour
cette sortie (début de vacances, temps fort peu engageant...)
: nous avons pourtant bénéficié de nombreuses
embellies, notamment pour le repas.
Il fallut néanmoins sortir les
parapluies, mais les fortes rafales dans la montée vers
l'Oppidum faillirent, pour certains, être leur dernière
sortie!
|
Quelques photos pour compléter la diversité des fontaines et lavoirs. D'abord, celui de St Maurice présentant une particularité peu commune. Afin de pallier la fluctuation du cours de la Vingeanne, et à défaut de plancher mobile, l'on a opté pour une solution plus simple : la création de 4 niveaux (le 1er lavoir, qui n'en comptait qu'un, n'était utilisable qu'en période de basses eaux). |
![]() |
|
Parvenus à la fontaine de Cour, Patrick attira notre attention sur le pavage en hérisson, en pente vers l'extérieur du bassin (pierres disposées verticalement présentant une surface très solide et surtout assurant une bonne inflitration de l'eau permettant de garder les pieds " au sec "). |
![]() |
|
A Sacquenay, le lavoir n'a d'exceptionnel que sa longueur : il pouvait accueillir une volée de lavandières bavardes! Il est vrai que ce village a perdu près des 3/4 de sa population par rapport au milieu du 19e s. |
![]() |
|
Enfin une curiosité énigmatique : ces objets et outils de la vie quotidienne du début du 19 e s. sur le fût de la croix datée de 1820 qui se dresse dans le cimetière entourant l'église de Saint-Maurice. Qui pourrait expliciter cette sorte de rébus? |
![]() |
![]() |
![]() |

Et la galerie " Au fil de la
randonnée
Placer le pointeur de la souris sur les
photos pour faire apparaître la légende. Si vous souhaitez activer le
défilement automatique, cocher la petite case placée en
haut à droite.