Des inconvénients de l'assistanat généralisé.


L'on assiste à une prolifération très coûteuse de chemins urbanisés, en dehors des villes, le plus souvent asphaltés, et appelés " voies vertes "! (3 m de largeur, pente inférieure à 3%).

L'on met en avant l'intérêt d'un tourisme rural, au détriment de ce qui reste des vrais chemins écologiques légués par nos ancêtres. Encore est-ce une expression inappropriée car "Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants" (Saint Exupéry). Le mot d'ordre est l'accès au plus grand nombre, autrement dit supprimer le plus possible l'effort et le dépaysement. D'aucuns rêvent toujours sans doute de mettre la ville à la campagne, comme le suggérait l'humoriste Alphonse Allais. Qui n'a ressenti pourtant l'euphorie de se retrouver dans cette simple nature non apprêtée, loin de l'agitation de la ville et de sa pollution. Du reste dès que l'on voit détritus et déchets, l'on sait très bien qu'une route n'est pas loin (les combes de notre région ne sont heureusement pas favorables à l'aménagement!). Contre-exemple de la tendance technocratique actuelle : les accès à Francheville, qui permettent de traverser à présent les champs par des chemins contre-plantés de haies et de taillis épais qui s'avèrent d'excellentes niches écologiques et qui vous donnent presque l'illusion d'être encore en forêt. .Sans compter qu'avec l'inévitable déplétion du pétrole, les friches, qu'il est si agréable de parcourir, risquent progressivement d'être remplacées par des champs destinés à la production des biocarburants ...

Nous regretterons sans doute le temps où il était encore possible de randonner dans la nature et non dans la campagne "policée".

Pour plus de détails, consulter l'excellent dossier sur les voies vertes de l'ASPAS :