Humeurs et coups de cœur

(également une rubrique "Humeurs et coups de cœur" dans le blog)

Sur le plateau de "la Garenne" (N-E. de Fontette)

Plateau de "La garenne"

Instant de grâce

Claire nuée aux formes rebondies :
Au delà, dans l'infini ,
Je me projette inconsciemment,
Tandis que mes pas, doucement,
Rejettent mon horizon.

Dans cette solitude,
Le calme m'envahit
De sa plénitude,
Tandis que la Terre féconde
Semble à cet instant,
Ne pouvoir connaître l'ombre
Et vouloir se parer
De vastes espaces blancs fleuris.

                            M.M.

14 juillet 2008

Artifice, certes, mais celui d'un flash :
un simple pois vivace s'élevant dans un cèdre bleu pleureur.

Regard d'enfant

Curiosité intense, regard inquisiteur,

Joie de vivre et de connaître.

Mélange tout à la fois d'innocence,

de confiance et de maturité dans l'expression.

Un sourire contenu comme un reflet de l'âme.



M.M.

Fin/faim de chasse

Pour le dernier week-end de chasse, l'on a "bradé le maïs" dans la Forêt de Villars-Fontaine : un bon maïs non OGM. Sur des centaines de mètres, le sentier est couvert d'épis. Le Géant Vert ou plutôt les chasseurs sont passés par là. La société de consommation pour tous. L'on y prend bien soin du gibier : cette surabondance de nourriture pourra ainsi assurer sa prolifération; justification et aubaine pour les passionnés de la gâchette. Il faut bien sûr limiter le nombre des nuisibles, n'est-ce pas? Heureusement que les chasseurs sont là!

Tout cela à vrai dire me fait rire jaune!

                                     M.M.


Rencontre inattendue

En reconnaissance d'une randonnée, j'ai rencontré dans le "Bois des Corbeaux" près de Bouze-les-Beaune, le forestier responsable de sa gestion. C'était pour nous l'heure de la pause du déjeuner. Solitaire, généreux et modeste, mais heureux de vivre à l'écart des hommes, désolé par le comportement de certains qu'il rencontre en ces lieux ou dans le cadre de son activité. Il ne craint pas le mauvais temps; il n'a pas froid, comme ces gens de la ville habitués au chauffage central. Il ne subit pas leur stress, vivant simplement au jour le jour. Dès lors qu'il a senti que j'étais à son écoute, il est devenu intarissable, déplorant l'imprévoyance de marcheurs égarés, sans carte,  qu'il ramène sur le bon chemin, la suffisance de cueilleurs de muguet qui n'hésitent pas en 4x4, à pénétrer au plus loin au risque de s'embourber, la désinvolture des conducteurs de quads qui sillonnent le sous-bois sans égards pour tout ce qui y vit et pousse. Et lui, dans tout celà, qui comble au mieux les ornières créées par son tracteur et les intrus, aidé d'un petit bout de femme, sa mère, cantonnière bénévole, qui se dit "si bien dans la nature" (peu de temps après, je la rencontre : toute menue,  munie d'un grand sarcloir, en pleine activité, coiffée d'un improbable chapeau de paille, elle m'évoque une paysanne tonkinoise. "C'est pour me protéger des guêpes qui se mettent dans mes cheveux" me dit-elle. De savoir que je viens de la Combe aux Chevaux, ses yeux brillent : "Vous avez la chance d'avoir de bonnes jambes, les miennes ne me permettent plus d'aller bien loin").

Et l'énumération se poursuit : propriétaires de bois qui au lieu de préserver leur patrimoine, l'exploitent sans souci de l'avenir.  N'est-ce pas ce que fait l'homme actuellement  à l'échelle de la planète? Il vous montre des parcelles autrefois coupées à blanc, qui à présent ne sont plus que fourrés impénétrables (où les chiens eux-mêmes ont du mal à entrer) et inexploitables, où prospère entre autres le noisetier .... Il rappelle avec passion qu'une forêt se "cultive" (il a le culte de la forêt), s'entretient et qu'elle ne devient belle que si elle est bien soignée. Il s'inquiète par exemple pour ses chênes qui dépérissent à cause d'une sécheresse locale trop prolongée. A ce propos, je pense aux méfaits de ce propriétaire belge, ce prédateur fortuné, qui a racheté les ruines de l'abbaye Ste Marguerite, où autrefois, l'on faisait halte volontiers : d'immenses coupes à blanc, en larges bandes, dégradent complétement la forêt de son vaste domaine pour rentabiliseer à court terme son acquisition (propriété sacrée, que de crimes l'on commet en ton nom!).

Il me parle aussi de particuliers qui, par exemple, se débarrassent de leurs déchets dans le bois, parce que ce jour là, la décharge est fermée (amende de 120€ si vous êtes surpris), d'acheteurs opportunistes, qui s'avisant de se chauffer au bois, s'étonnent de son prix, croyant à une matière première quasiment gratuite (un bourgeois des environs voulait se faire livrer la veille de Noël pour une veillée de famille "à la flambée"), et même de forestiers qui, parfois, allument encore un feu pour se chauffer, malgré l'interdiction, stérilisant à jamais l'emplacement.

En résumé, j'ai compris son message : pour être heureux, selon Voltaire "Cultivons notre jardin"; pour lui, c'est "prendre soin de la forêt".

                                                                                                                                                                                M.M.

Le canna zébré

Somptuosité de la feuille 

Qui offre sa palette :

Un camaïeu de couleurs chaudes

Aux traits nets, 

Comme une enluminure.

L'épiphyllum, cactus à fleur d'orchidée

La vie en péril

« L’individu recherche une époque toute agréable, où il soit le plus libre et le plus aidé. Il l’a trouve vers le commencement de la fin d’un système social. Alors, entre l’ordre et le désordre règne un moment délicieux (…) Le corps social perd doucement son lendemain. C’est l’heure de la jouissance et de la consommation générale »                  Paul Valéry (1871-1945)

Notre planète paraît bien mal en point, jusqu’à compromettre notre avenir. Le chambardement climatique en cours et les risques biologiques en sont des signes annonciateurs. Valéry disait que  les civilisations sont mortelles. L’homme n’est sans doute pas étranger à cette situation. Un simple exemple : qui ne connaît l’adage d’Olivier de Serres « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». Or, le lait issu à présent du pis des vaches est d’une blancheur trompeuse. Contrairement à la publicité omniprésente, ce lait d’aujourd’hui est encore moins bon : il a toujours été destiné au veau et non à l’homme qui lui, n’a pas l’estomac des ruminants (si l'on sait  que la café au lait est indigeste, on ignore le plus souvent que le lait n’a jamais prévenu l’ostéoporose…).  Les Supervaches Holstein obtenues par les docteurs Folamour n’ont plus le métabolisme des vaches originelles. Ces machines à produire du lait doivent être supplémentées car l’herbe n’est plus assez énergétique pour approvisionner leurs mamelles hypertrophiées. Le forçage productiviste a dénaturé ce lait qui contient notamment une hormone de croissance1 .

Einstein prédisait que l’homme n’aurait plus que 4 ans à vivre dès lors que les abeilles disparaîtraient. Or, c’est ce qui semble se produire, notamment aux Etats-Unis. L’on n’en connait pas la cause : emploi des OGM dans les cultures vivrières, micro-ondes des télécommunications qui les désorientent et les affaiblissent, dégradation de l’environnemnt par la polution généralisée ? Hubert Rives résume bien la situation que nous vivons : « Force est de constater les énormes menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’avenir de la vie sur notre planète. Au train (d’enfer !) où va le délabrement de la Terre depuis quelques décennies – déforestations, désertification, stérilisation des terres, réchauffement de la planète, épuisement des ressources naturelles, empoisonnement des nappes phréatiques, taux effarant d’extinction des espèces vivantes, paupérisation accrue d’une large fraction de l’humanité -, personne ne peut dire si notre planète sera encore habitable à la fin de ce siècle et dans quelles conditions vivront nos petits-enfants en 2050. Tous les clignotants sont au rouge vif ».

Je sais qu’il n’est pas bon de jeter des pavés dans la mare et de faire preuve de pessimisme même si c’est pour le bien de tous et pour dénoncer la course à la surconsommation comme panacée (les faits, hélas sont plus prégnants que les états d'âme)... La désinformation et les lobbies de tout poil nous abusent sans cesse alors qu’on se croit préservés. Attention à la vigilance et la méfiance  médiatisées, habilement orientées, qui,  trop souvent, occultent les risques insidieux liés à notre consommation!

Terminons par une note d’humour noir de Woody Allen : « Je m’intéresse à l’avenir, car c’est là que j’ai choisi de finir mes derniers jours ».

                                                                                                                                                                 Michel Moriame

1 Le lait de Supervache contient des quantités infiniment plus élevées d’une protéïne appelée IGF-1 Qu’est-ce que l’IGF-1 ? C’est le bras armé de l’hormone de croissance, une substance qui stimule la prolifération de toutes les cellules. Les bonnes, et les moins bonnes. Or, l’IGF-1 des bovins et de l’homme sont identiques. Vous buvez du lait ? l’IGF-1 qu’il renferme passe sans trop de difficultés dans votre sang, il booste le vôtre. C’est le niveau très élevé d’IGF-1 dans le lait de Supervache qui pourraît expliquer que des cancers comme celui de la prostate ou des ovaires touchent plus fréquemment les buveurs de lait. (d’après le livre qui ébranle l'industrie laitière,  accablant mais salutaire, de Thierry Souccar intitulé « Lait, mensonges et propagande » dont je vous recommande vivement la lecture).

Pierre Royer

Une figure du Club Alpin, nous a quittés  pour rejoindre les chemins du Ciel (là-bas, en principe, il n’y a pas de barbelés  : ses familiers comprendront …). Nous n’entendrons plus sa voix traînante que rien ne semblait émouvoir.
Je reproduis ci-dessous, en hommage, un encart humoristique de Jean-Charles Clerc  que j’ai "déniché" dans le Bulletin du Caf (n° 202, hiver 97/98).

Randonnée fluviale sur les canaux de Bruges.

Bruges-canal

De simples briques avec chaînage de pierres. 
Bruges, la Venise du Nord, plus mystérieuse et nostalgique.

Jardin de Mai tout en beauté.

Canne de Provence et œnothère

Harmonies colorées  au jardin

Canne de Provence à feuilles panachées, arundo donax variegata et œnothère, œnothera odorata.

Richesse économique et désolation écologique


Extrait d'une photo aérienne du site http://www.photo-paramoteur.com

Malheureux exilés dans l'immensité céréalière de la Beauce où ne subsiste pas même un arbre, condamnés à tourner en rond dans leur village comme dans une cour de prison. Qui, randonneur bourguignon, peut envier la platitude de leur destin dans cette enclave, marcheurs maudits s'il en existe, échoués dans cet océan agricole?...

" C'est un grand agrément que la diversité...
L'ennui naquit un jour de l'uniformité.. "

A. Houdar de La Motte - Fables.

Echo de la " Journée de la randonnée"

Tant pis, je vais passer pour un grincheux. Ce dimanche 1er octobre 2006 se déroulait la Journée de promotion de la randonnée. J'ai effectué l'un des circuits de 20 km. Les trajets proposés en milieu urbain étaient particulièrement décevants.  S'il s'agit d'un avant-goût des sentiers du Grand Dijon, l'on y rencontrera pas grand monde! Moi qui espérait, comme mes amis, découvrir peut-être quelque petit cheminement inconnu et plaisant à proximité... Sauf l'exception d'un environnement prestigieux comme peuvent l'être les traversées pédestres de Paris, les sentiers sont pour la plupart d'entre nous, de l'herbe, des senteurs, des feuilles, la traversée de vieux villages fleuris, tranquilles et apaisants, des eaux vives ou dormantes, des coteaux et des combes, mais pas des trottoirs et du bitume. Impossible d'oublier pour quelques heures, le décor quotidien de la ville affairée. J'imagine la frustration du citadin qui cherchait à cette occasion, à retrouver les sensations physiques de son hérédité nomade. Nous avions l'air, quoique bien encadrés, d'une cohorte chamarrée de randonneurs égarés dans la cité! Si l'on veut promouvoir la randonnée, il faut éviter la rando-route. Ce qui est tolérable pour le VTT ne l'est plus pour la marche. Comment y prendre plaisir? La convivialité n'a pas réussi à compenser l'ennui, la monotonie, la lassitude qui en résulte, la platitude sur tous les plans : rien qui puisse accrocher le regard, si ce n'est les infrastructures commerciales et industrielles, la route avec ses traversées, ses carrefours, ses feux et sa circulation. Si je reconnais bien volontiers l'intérêt des interventions, le culturel ne peut à lui seul, assurer la réussite d'une randonnée. Elle suppose la présence d'un minimum de nature, de relief, de perspectives et de panoramas. . Pas même une traversée champêtre : voici la seule photo de nature que j'ai pu prendre au passage à Saint-Apollinaire. Pas de quoi faire une galerie... 






Par contre, l'écho des 30 km a une toute autre résonnance et je tiens à souligner cette réussite : les participants, partis de Marsannay, ayant bénéficié d'un parcours exemplaire, des plus agréable.



















Opprobre (septembre 2006)

Peu après la sortie de Recey, proche du chemin de randonnée, une décharge pierreuse : une partie de cimetière. Aussi ne peut-on plus parler de dernière demeure...Parmi les épitaphes bouleversées, la plus "bouleversante": de prime abord, en voyant le macaron tricolore et la date du décès, j'ai pensé à un jeune soldat victime de la guerre 14/18. Mais il s'agit de Cécile, morte quelques jours avant son vingtième anniversaire. Etait-ce une infirmière? Je ne peux m'empêcher d'être choqué, ayant l'impression que ces inhumés dont les pierres tombales sont là amoncelées, sont morts une nouvelle fois, rejetés dans un oubli définitif...L'on aurait pu au moins, par souci de discrétion, effectuer ce dépot plus à l'écart (sachant bien que les concessions ne sont pas toutes à perpétuité).

Graminées et capsules de coquelicot

Brome stérile et vulpin

Graminées en fin de règne 

La chaleur et la sécheresse ont précipité leur déclin. Dans cette friche suburbaine, magie du moment et de la lumière, deux spécimens de "mauvaises herbes", bien différents, qui résument à eux seuls les 2 types majeurs d'inflorescences des Poacées (car tel est leur nom dans la nouvelle nomenclature) : le vulpin dont les épillets subsessiles sont serrés autour de l'axe, formant ainsi un épi, et l'élégant brome stérile, aux longues arêtes,  qui prend des teintes rougeâtres en séchant et dont la panicule agite ses épillets au moindre vent.

Et voici comment le Paradis devint la Terre ....

Quads, 4x4 et motos " vertes "

A propos d'un article paru dans " MontagnesInfos " (revue du Caf,octobre 2005), et dont voici l'intégralité :



Comme souvent, la législation existe : il s'agit en fait de la faire respecter et en celà, nous sommes tous, en tant que citoyens, responsables de cette intrusion en pleine nature. En clair, sauf dans les terrains privés, aucun engin motorisé n'est tolérable sur les sentiers et chemins pédestres. Il est particulièrement agaçant de voir de jeunes " friqués ", adeptes du moindre effort, caracolant sur leur engin, et qui vous toisent avec condescendance, vous, pauvre piéton! Il vous appartient en cas de " mauvaise rencontre ", de manifester votre intention de les signaler aux autorités. Surtout ne pas rester passif et réagir en rappelant donc (ou même le plus souvent en leur apprenant...) que : " les engins motorisés sont interdits hors des voies ouvertes à la circulation " (loi de janvier 1991).

Je joins ci-dessous un texte que j'avais déjà rédigé sur le même sujet en 2003 :


Randonneurs, défendez et protégez vos chemins!

Et pour conclure, et par dérision, je dirai que limiter l'utilisation du Quad est " bon pour la planète " comme il est annoncé en début du journal de TF1, la dite antenne qui s'empresse de montrer le mauvais exemple ... en médiatisant courses et raids automobiles.

Suite à ma randonnée de Pellerey-Lamargelle du 23 octobre 2005

Contrairement à ce que pense Jean-Charles, je ne suis pas vraiment anti-chasse (je comprends toutefois mal que l'on prenne plaisir à tuer en se livrant à cet instinct primitif...). J'admets la nécessité d'une régulation. Ainsi que le fait remarquer le président de la Fédération des chasseurs de Côte-d'Or, « les cultures dévastées augmentent la facture, déjà très lourde des dégâts de gibier et, plus grave, celui-ci est à l'origine de nombreux accidents lorsqu'il traverse, par exemple, la route très fréquentée, d'Is-sur-Tille à Lamargelle ». J'ai en effet pu observer, lors d'une reconnaissance, non loin de Pellerey, une harde en lisière, brouter avec gourmandise de jeunes pousses de colza. 

Ce que je conteste, c'est la difficulté toujours plus grande, pour nous, d'exercer notre activité favorite de citadins "pollués et stressés".
Je constate que le remembrement, que certains agriculteurs indélicats s'appropriant les passages, ainsi que la privatisation toujours plus importante (qui ne se limite pas à l'économie), réduisent nos possibilités. D'autre part la période de chasse est de plus en plus longue. A preuve, un ancien dépliant touristique de Saint-Seine où il est précisé : "Prudence recommandée de novembre à janvier: période de chasse au bois." D'autre part, dans la majorité des départements, les randonneurs ne disposent même plus du mercredi non chassé. L'on se trouve ainsi confronté à la multiplication des interdits.

Pour un concept élargi de la randonnée

Même si la randonnée peut s’avérer un défi à soi-même, elle n’est pas vraiment un sport au sens moderne puisqu’il n’y a pas, sauf exception, l’enjeu de la compétition . Notons qu'en français médiéval, se desporter, signifiait s’amuser, se récréer.

Les reconnaissances pédestres sont ainsi l'occasion privilégiée de découvrir la flore et la faune locales : à l'activité physique s'ajoute la connaissance du milieu naturel. Seul le rythme de la marche, qui peut s'accommoder de lenteur, permet d'acquérir avec bonheur la connaissance intime de la richesse qui nous entoure, malgré l'inexorable "paupérisation" de la biodiversité.

Puisse-t'-elle survivre malgré les bouleversements actuels entraînés par notre inconscience, aux conséquences pourtant prévisibles, et que d'aucuns découvrent seulement à présent avec inquiétude. C'est notre propre survie en effet qui pourrait, si l'on n'y prend pas suffisament garde, être remise en question.

Brève : Début juillet 2005, dans la Baie d'Hudson (nord-ouest de Montréal) : 37° au lieu de 11° à pareille époque. Certes, l'effet de serre est d'autant plus marqué que l'on monte en latitude ..

Comme dirait l'humoriste : Quand on envisage l'avenir, l'on a parfois envie de faire demi-tour.....

Tout va très bien, Madame la Marquise!
Et adieu bientôt à la banquise

Quand la mer monte 

     
 

Elle ronge  partout les côtes et le phénomène s'accélère. Ainsi, sur le littoral de Cayenne (Guyane), les riverains essaient vainement de la contenir en accumulant des blocs de rochers.
L'on peut constater la progression des dégâts en extrémité de cette propriété (les photos ont été prises par notre fils Eric) : l'on constate au fil des mois, la chute de l'arbre, le déchaussement du portillon et le creusement du sol entamé par les flots (même le panneau de mise en garde n'est pas épargné; à quand le tour des palmiers qui commencent à leur tour à pencher?)