MES RANDONNÉES au Club Alpin
Période
du 1er janvier au 31 mars 2006

CAF : 5 rue Caporal Broissart
Tél : 03.80.43.86.02
Pour le programme des activités complètes : http://www.clubalpin-dijon.com
| Dans le calendrier des randonnées, des liens sont actifs: 1- A partir du toponyme, lien vers l'album photos. Si vous regardez cet album, les vignettes vous permettent en cliquant, d'obtenir la photo grand format. De plus, toute photo encadrée mène par un clic à une explication. 2- A partir du mot Descriptif, lien vers le texte relatif à cette randonnée. |
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Date |
Type |
Départ |
Nom |
Niveau - distance |
Accès |
Stationnement |
| D 9 janvier |
AM |
13 h |
A l'ouest d'Ahuy |
Mo ---------------- 11 km |
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Eglise |
| D 27 mars |
J |
8 h30 |
Bellenot-sous-Pouilly |
F ------------------- 23 km |
A6 - Sortie de Pouilly avant le péage - Traverser Pouilly → Bellenot |
Place
de la mairie (monument aux morts) |
| D 10 avril |
J |
8 h30 |
Prauthoy-Montsaugeon |
F ------------------- 20 km |
Route de Langres (N74)
à 50 km de Dijon |
Eglise de Prauthoy |
| D 1er mai |
J |
8 h |
Savigny-les-Beaune |
F ----------------18 km |
Route de Beaune - Aloxe-Corton. Gagner le D2 à l'entrée S-E de Savigny |
Parking sur D2, à l'entrée de Savigny (grande statue de Saint-Vincent en bois) |
| D 5 juin |
J |
8 h |
F ------------------- 20 km |
Route de Chatillon-sur-Seine (N71) : Val
Suzon-St-Seine-l'Abbaye |
Eglise d'Aisey |
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| D 3 juillet |
J |
8 h |
Champagny-Pellerey |
Mo ---------------- 18 km |
St-Seine-l'Abbaye-Continuer sur la N71 puis (dr.) Poncey-sur-l'Ignon |
Eglise de Poncey |
| D 21 août |
J | 8 h | Billy-les-Chanceaux Descriptif |
F ------------------- 24 km | Route de St-Seine-l'Abbaye; à la sortie de Chanceaux, prendre (dr.) la dir. de Billy-les-Chanceaux |
Juste après le pont, à g. en bordure de Seine |
| D 11septembre |
J |
8 h |
F ------------------- 22 km |
St-Seine-l'Abbaye - Lamargelle puis Aignay-le-Duc par la D16 |
Parking de la Mairie (près de
l'église) |
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| D 23 oct |
J | 8 h | Pellerey-Lamargelle Descriptif |
Mo ...................... 23 km | St-Seine l'Abbaye-Continuer sur la N71 puis (dr.) D26 pour Poncey et Pellerey Attention: embranchement peu visible |
Dans Pellerey, après traversée du pont (dr.), grand parking (avant église) |
| D 11 dèc. |
AM | 13h | Villers-la-Faye Descriptif |
F.............................12 km | Route de Beaune. 2 km au-delà de Corgoloin, prendre (dr.), juste avant le panneau "Restaurant La Buissonnière". | Dans Buisson, Place de la Fontaine. |
| D 22 janvier |
AM | 13h | De La Flamme au Pisseux Descriptif |
Mo...........................12km | Plombières - Cité La Flamme | Parking à droite après passage sous le pont de la voie ferrée. |
| D 12 février | AM | 13h | Le Plain de Suzâne Descriptif |
Mo............................13km |
Accès : Fleurey-sur-Ouche. Sortir de l'échangeur (g.) et suivre le flèchage ULM
|
Stationnement : Avant la Rente de Collonges, espace dégagé à la bifurcation (cote 348) |
DESCRIPTIF DES RANDONNÉES
Parcours remarquable par la diversité des paysages. Le Plain ou Plan de Suzâne, de même que les monts voisins, culmine à 500-600 m. (Plain de Suzard, Plain de Fiat, Mont de Siège et Mont Afrique). Ces entablements du Jurassique Supérieur sont en calcaire compact d'origine corallienne ("Rauracien "), les pentes étant formées de calcaire plus tendre et de marnes.
![]() |
Distance : 12/13 km Circuit débutant par le bon chemin longeant le terrain ULM, et qui rejoint le Chemin des Charrières. Un peu au-delà de la ferme ruinée de Charmoy, monter le sentier des Croix (dir. Velars) qu'on quitte pour gagner l'intersection du chemin en forte montée menant à La Roche Pompon. Le descendre en partie (cote 462, proximité de la source de la Sautouze). Le quitter pour le 1er sentier de g. (dir. S/SE) jusqu'à atteindre la croisée des chemins (cote 406) précédant la Rente des Ecotois. Suivre en dir. N/NE la lisière du Bois de L'Evêque, s'y engager pour gagner en descente la Ferme de Leuzeu (à dr., col de la Mialle à 300m, en montée E/SE), puis s'engager dans la Combe au Chêne. A mi-parcours (cote 494), suivre le sentier qui passe au Col de Leuzeu. Au-delà, continuer sur le sentier de dir. nord (attention : ne pas prendre la voie en descente de dr.) Le chemin s'infléchit en contournant le Plain (en Franchot, La Pimbrèle) pour continuer en descente jusqu'à la Rente de Collonges et le parking.
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Profil de la randonnée

Circuit appelé "Le
chemin d’entre fermes" décrit dans "La Côte-d’Or
à pied" car il est jalonné de fermes (La
Pothière-La Renère-Champigny...)
Plateau mamelonné
(altitude moyenne 420m), verdoyant et boisé, entaillé
par le Revinson, le Prélard et la Coquille Celle-ci, dont la source est
un site classé, traverse le village d'Aignay. Sur le parcours, site de la belle carline acaule.
Aignay-le-Duc
Le Duc, c'est le fils de Robert le Pieux, roi de France. Au 15e s., la population comptait 500 feux et le pays était un centre de commerce très prospère de draps, toiles et cuirs.
Fortification de la ville pendant les Guerres de religion (murailles avec 25 tourelles de guet).Habitat à flanc
de coteau dont les maisons s'échelonnent de part et d'autre de 2
rues parallèles, donnant l'impression d'un village plus
important alors qu'il compte moins de 200 habitants. Succession de
plateaux (plus de 500m.) boisés et cultivés, de coteaux
et de combes.
Rente Samson - Croix Blanche - Source de la Brionne - Buissière de la Feuillouse - Le Ray des Filles.
Soussey-sur-Brionne (Donjon carré et restes d'enceinte de l'ancien château féodal
16e s.), Martrois : ces 2 villages à l'est du canal de Bourgogne
présentent également cette particularité d'être à flanc de coteau -
Rigole puis Ferme de Vauchey - La Grande Montagne.
Butte de Montsaugeon
(ancienne seigneurie du Montsaugeonnois) et son Grand Etang.
Aubigny-sur-Badin (site
de l’église St-Symphorien).
Plateaux boisés
d’une altitude moyenne de 400m (Bois de Vaux et de La Défois) avec
incursion dans le val de Rivière-les-Fosses.
Chatoillenot, puis Bois
de Montanson sur un plateau culminant à 414m (site à
jonquilles réputé ; attention
: cueillette réglementée)
Randonnée de belle
saison étant donné l’éloignement (70 km de
Dijon) : station climatique d’été dans la vallée
de la Seine, à son confluent avec le Brevon.
Pittoresques routes
d’accès au village.
Pour l’essentiel, le
circuit se déroule dans les forêts au nord et au sud du
Brevon, avec traversée de Bressault, Brémur et Vaurois.
Aisey-sur-Seine
Jusqu’à la révolution : Aisey-le-Duc. Au début du 13e s., aux abords du village, édification d’une forteresse, le Duc de Bourgogne en personne supervisant la réalisation (il ne reste que les vestiges de plan quadrangulaire). Le "Bois du Parc" est alors entouré de murets pour maintenir captif un abondant gibier que les seigneurs des lieux viennent régulièrement chasser.
En bordure de la Nationale, Maison Forte de Tavannes, du 18e s. (2e quart), et non de Chavannes (Bravo l’IGN!)
Brémur
A l’emplacement d’un ancien camp romain, sur les hauteurs dominant la Seine, se trouvent les ruines d’un château féodal du 14e s. et détruit au 17e s. sur ordre de Richelieu. Il servit de logis aux écuyers de la Grande Mademoiselle, fille de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII. La Duchesse avait son château à Aisey-sur-Seine. Ce fut une place forte considérable et séjour des Ducs de Bourgogne. Après la destruction du château situé sur la butte, presque à ses pieds, les seigneurs se réinstallèrent dans un autre château, celui de Rocheprise, entouré d’un parc verdoyant (façade principale restaurée au 19e s.).
"Savigny, ce beau pays
Où l'on goutte la saveur
Sublimée de la vigne,
Profite de son vin
Et de sa bonne vie". M.M.
Savigny
et son château dont le corps de logis, flanqué de 2 ailes
et 4 tours d'angle circulaires à mâchicoulis se remarque de loin en montant à travers le vignoble, vers le bois de Chenôve et sa ferme.
Bois de Reure - Traversée de la forêt du Grand Hâ,
riche de la diversité de ses essences, prolongée au sud
par le vignoble et entaillée nord-sud par la combe Vauteloy -
Passage du Rhoin dans sa fraîche vallée
bordée de prés et retour par le coteau sud.
A voir :
L'Eglise
Le Château et ses expositions
Hormis une remontée vers le nord (points de vue) au départ de Poncey, avant la redescente sur Pellerey, la randonnée se déroule dans le massif forestier délimité au nord par la confluence de l’Ougne avec l’Ignon et au sud par Champagny. Le parcours révèle surtout dans le Bois de Chaumont des combes sauvages, fraîches et giboyeuses, puis suit, en partie au sud, le sentier de "la Marche à l’étoile" faisant jonction avec le GR2 venant de Saint-Seine. On emprunte celui-ci jusqu’à l’approche des sources de l’Ignon où on le quitte pour rejoindre Poncey.
Les sites les plus connus sont les sources de l’Ignon, proches de la route de Châtillon, aux abords malheureusement mal entretenus, ainsi que le lieu dit "L’étoile" et sa borne, convergence de lignes dans le Bois de Chaumont.
Poncey-sur-l’Ignon
La commune présente 2 curiosités architecturales peu communes :
Eglise du 18e en forme de croix grecque (à 4 branches égales); ses différentes parties sont réunies par des murs cintrés. Au centre se trouve une rotonde surmontée d’une coupole.
Manoir du type 16e/17e reconstitué avec des matériaux anciens issus de vieilles demeures du 15e s. de Chanceaux, bombardées en 1944. L’initiative en revient à Charles Huard (1874-1965), caricaturiste, dessinateur, antiquaire qui s’était retiré à Poncey en 1942 pour échapper aux allemands.
Poncey doit son nom à la ponce, sorte de tuf extrait des sources de l’Ignon (l’étymologie couramment proposée : d’un nom d’homme latin Ponticus et du suffixe : iacum est phonétiquement infondée). Cette pierre légère qui couvre la charpente de l’église est elle-même recouverte de laves. Poncey possédait 5 moulins: des moulins à céréales, à huile (de navette, crucifère voisine du colza), et à papier (papier à la forme). Le meunier d’un moulin à céréales ayant mis au point une machine de production de papier innovante reçut l’autorisation de transformer son moulin afin de procéder à cette fabrication. Aussi Poncey peut-il se prévaloir d’être l’un des premiers centres de production du papier en rouleaux en continu. En aval, existait d’autre part des chènevières (cannebières dans le midi) pour la production du chanvre et du papier.
Billy-les-Chanceaux est une commune de l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine, canton de Baigneux-les-Juifs.
Le village de Billy est bâti au fond de la vallée qu'arrose la Seine naissante qui ne prend pas sa source au Mt Tasselot! Celle-ci se situe à environ 5 km plus au sud, lieu aménagé par la ville de Paris qui en a la propriété.
Ce n'est qu'en aval de la commune que la Seine conserve un cours permanent : la partie supérieure se perd par infiltration. En aval de Billy, la Seine traverse la parc d'une vaste propriété dans toute sa longueur (château du 18e remanié). L'instituteur précise en 1888 que "l'eau serpente de tous côtés, retenue pour former de petites cascades du plus charmant effet et alimentant trois pièces d'eau dont la plus considérable a environ deux hectares d'étendue et sert de bief à un moulin. Du haut des promenades boisées dominant le vallon, assez étroit en cet endroit, le coup d'œil est superbe".
Cet instituteur envisage l'avenir de la commune avec pessimisme. Voici ce qu'il en dit : "Le territoire maigre et ingrat de Billy n'a jamais attiré l'établissement de nouvelles familles; au contraire, dès que la liberté de s'établir hors de la terre seigneuriale fut acquise aux habitants de Billy, ils s'éloignent en grand nombre et la population diminue constamment".
Son diagnostic est sévère et son langage n'est pas celui de la langue de bois : il dénonce sans détour ce que l'on nomme aujourd'hui l'assistanat. "Cette population déjà si réduite (237 h. en 1886) diminuera sans doute encore car peu de jeunes gens s'y établissent (sa prévision s'est avérée puisqu'il ne reste que 71 h au dernier recensement); les propriétaires cultivateurs ne pouvant délaisser leurs biens sont les seuls qui restent. Il n'y a ni commerce, ni industrie à Billy : pas même un ouvrier, sauf un sabotier. Moins les cultivateurs dont je viens de parler, la population est composée de manœuvres, bûcherons, fournis par les villages voisins; paresseux, attirés par les charités mal entendues des propriétaires du château. Aussi l'ensemble de la population est-elle dans la misère, dissolue, égoïste et médisante. Chacun s'occupe des affaires d'autres sans songer aux siennes propres. Cependant, il y a assez d'heureuses exceptions. J'attribue tous ces vices à la présence du château qui, par la distribution de secours, excite d'abord la jalousie entre les habitants, et chez tous, la confiance dans le lendemain qui les entraîne à la paresse et à toute la suite de maux et de défauts. Aucune responsabilité ne doit être attribuée aux propriétaires [cultivateurs]."
Oigny
Ancienne abbaye de religieux fondée en 1106. Grâce aux concessions des seigneurs du voisinage, ceux-ci mènenet à la fois défrichements et création de petites exploitations agricoles désignées alors par le nom de Granges (actuellement, la commune se compose d'Oigny, du hameau des Granges et de quelques écarts). En 1790, l'abbaye est déclarée Bien national et vendue à des particuliers qui vont la transformer en habitation. La cour d'entrée est bordée à gauche par des remises à arcades du 17e s.
Vaste corps de bâtiment ayant rez-de-chaussé, un étage, un grenier, beaucoup d'ouvertures. Il est solidement construit (contreforts). Il est orné d'une belle corniche bourguignonne du 13e s. à extrémités carrées. Au centre du toit s'élève une courte mitre1 de cheminée ronde. Par derrière ce bâtiment principal se trouve l'ancienne salle capitulaire en contre-bas, occupée par une écurie et un bûcher : elle est voûtée d'ogives reposant au milieu sur des colonnes rondes. Elle prend jour par une délicieuse galerie à arcades menues du 13e s. Il est dit à propos d'Oigny et ses environs (1888) : "La neige tombe en abondance chaque année et séjourne chaque hiver pendant 4 à 5 mois environ; et chaque année, il y a plus ou moins de jours où toute communication est impossible avec les communes voisines". C'est la rigueur climatique du plateau de Langres avant le radoucissement que nous connaissons.
1Mitre : dispositif au sommet d'une cheminée pour empêcher l'introduction de la pluie et du vent.
Randonnée en Haut-Pays Bourguignon – appelé autrefois "la Montagne" – plateau calcaire boisé
Parcours : De Pellerey, montée
plein nord vers les hauteurs boisées pour suivre en partie la
ligne des bornes. L'on s'en détourne pour apprécier le
site sauvage de la source de la Douix (= source de la source!).
Redescente progressive vers Lamargelle. De nouveau, traversée
de l'Ignon avant de remonter jusqu'au plateau boisé dit "La
Montagne", au sud du village.
Descente sud/sud-ouest par la combe de
Saint-Seine jusqu'à Chéneroilles dans son vallon
enserré de hauteurs débouchant sur l'Ougne (affluent
de l'Ignon) qu'on longe jusqu'au lieu dit "Les Charmois" (=
planté de charmes). De là, forte montée : la
"Côte des Trappeux" (= piégeux, autrement dit
"poseurs de pièges"), accédant au Bois de
Chaumont, et retour dans la vallée.
Pellerey
Du latin pilarius "jongleur de balles"; de pila "balle, boule" (cf pilula "boulette, pillule")
Bornes
Fossés, talus et bornes matérialisaient la limite territoriale des abbayes de Saint-Seine et de Flavigny. Implantées en 1288, la plus remarquable est celle de la cote 473 ou borne des trois abbés, ainsi nommée parce qu'elle délimitait les terres des abbayes de St-Seine (S pour Sequanus – St Seine et son âne légendaire), de Flavigny (P pour Petrus – St Pierre et sa clé symbolique) et de Fontenay (face non gravée)
Lamargelle
Lamargelle = la marge, le bord, car le village se trouvait en limite nord des terres de Saint-Seine (pays de marche)
Présence d'une Maison forte (1ère partie du 15e s.), construite par les abbés de Saint-Seine pour abriter les archives de la communauté et protéger les habitants des brigandages. C'était une petite forteresse entourée de fossés et flanquée de 4 tours. Subsistent au dessus de l'entrée, les ouvertures qui permettaient de relever le pont-levis. L'on remarque également des meurtrières pour bouche à feu, et des créneaux en avancée (bretèches) d'où l'on pouvait lancer des projectiles sur les assaillants.
Eglise (1813) de style empire avec son clocher en forme de "calotte" (à l'intérieur, statues en pierre polychromée du 18e s. de moines et d'évêques; stalles du 18e s.)
Moulins à eau : il en existe encore deux dont l'un est transformé en moulin-auberge (à nouveau en état de marche). Outre le blé et le seigle, leur meule écrasait les graines d'œillette pour en extraire l'huile.
Lavoirs : Deux, en bordure de l'Ignon, présentent une architecture semblable : ils appuient leur toiture sur un mur plein, tandis que face à la rivière, ils reposent sur de belles colonnes en pierre de taille du style empire : deux rangées de pierre à laver s'étagent le long des trottoirs pavés en hérisson. Le troisième a son toit soutenu par de fortes poutres en chêne (rue de Pellerey).
Calvaires : l'un près du lavoir, l'autre près de l'église.
Informations d'après une plaquette de M. Gabriel GREMAUD
Parcours : Depuis Buisson, montée à travers vignes en passant au nord du Bois de Corton. L'on gagne Magny-lès-Villers puis Villers-la-Faye et sa butte. Retour par le Bois du Mont et sa buissière.
Buisson
a perdu son bosquet (bas latin boscus " bois "),
remplacé par la vigne, et je ne sais si, en bonne logique, ses
natifs s'appelaient Dubuisson. C'est un hameau de Ladoix-Serrigny :
ce village marque au nord le début de la Côte de Beaune.
Randonnée
surtout "viticole " (et non vinicole, aucune
visite de cave n'étant
prévue...) : traversée de grands domaines, mais aussi
de "climats ", petites parcelles dont la
propriété d'une seule vous rendrait riche (le m²
étant ici plus apprécié que dans l'immobilier
londonien!). A proximité, Corton Charlemagne, La Romanée
Conti au nord-est, appellations royales et nobilières qui
confirment le prestige. Dans le
prolongement de cette réflexion, G. Taverdet souligne que
"c'est sans doute ... surtout pour promouvoir leurs vins,
à des époques où les vignes de Bourgogne, même
les plus prestigieuses, étaient durement touchées par
les crises économiques, que les vignerons demandèrent
que le nom de leurs communes fut complété par le nom du
cru le plus fameux. Ainsi, Gevrey devint Gevrey-Chambertin; Chambolle,
Chambolle-Musigny; Morey, Morey -Saint Denis; Vosne, Vosne-Romanée;
Nuits, Nuits-Saint Georges, etc... ". (Notons, que le vin
du "Champ de Bertin ", devenu Chambertin, était
le préféré de Napoléon 1er).
La
Côte calcaire exposée au soleil levant favorise la
vigne, mais elle suscite également l'exploitation de son
sous-sol. Depuis les hauteurs du Mont Saint-Victor, l'on peut
observer un patchwork de bois et de vignes, mais aussi un paysage balafré
de carrières (Comblanchien n'est pas loin).
Butte
dominant le village de Villers-la-Faye, le Mont Saint-Victor était
un lieu de pélerinage important. De l'ancienne église
du 11e s. ne subsite que l'abside en cul-de-four avec bandes
lombardes, suivie d'une travée voûtée plein
cintre qui supporte une tour remaniée au 15e s. L'on y vénérait St Abdon censé "dénouer
les pleutes ". Ce mot, de même que pleutre, vient du
flamand et signifie "chiffon " (cf l'expression "chiffe molle"). Ce terme
péjoratif désignait les enfants souffreteux,
rachitiques : guéris, ils reprenaient une croissance normale.
Le
château deVillers-la-Faye du 15e s. est un château de
zone basse : il ne dispose pas de défenses naturelles. Il
était protégé de douves, à présent
comblées, et comprenait 4 tours rondes dont une seule
subsiste. Magnifique cour intérieure avec son puits entouré
d'un pavage en hérisson (pierres dressées à la
verticale) permettant de garder les pieds au sec, et galerie en
colombage assurant un confortable passage de desserte. Son briquetage,
à présent recouvert, était signe de richesse
(les matériaux n'existaient pas sur place). A l'angle sud-est
de la propriété, l'on remarque un arbuste original, le
Fatsia Japonica, à floraison tardive (et baies noires en hiver). Ses feuilles d'un vert
soutenu, sont fortement lobées. Cet aralia, bien connu comme
plante d'appartement, ici en pleine terre et en situation abritée,
prend un développement inattendu.
Vues
du château et de sa galerie autrefois
Randonnée au nord-ouest de Plombières : départ de la Cité La Flamme vers La Pérouse sur le plateau en cultures et herbages malgré un sol ingrat, calcaire et sec (La Pérouse ← La Perreuse ↔ La Pierreuse). Ses habitants doivent s'approvisionner en eau à la Source de La Fontenotte qui coule dans la combe de même nom. L'on parvient en limite Est des Bois Communaux de Talant, en remontant par la Combe Lancy et le Bois des Pisseux. En bordure Sud du plateau, limité au Nord par la N71, l'on arrive à la Fontaine des Pisseux. Toujours en limite forestière, l'on atteint les Champs sur l'Orme. Progression vers le Sud en bordure haute des Bois Communaux de Talant sur le flanc Ouest avant la descente par la Combe de La Grésille (terme apparenté à grès - grésillon au début du 16e s. désigne un " petit caillou " - cf au Nord des Communaux de Talant, le Bois de La Grésille et Les Champs sur la Grésille ; à rapprocher : le quartier des Grésilles = des cailloux). Sur les pentes rocailleuses orientées NE/SO de cette Combe de La Grésille, les éclaircies sont couvertes de fragon. Parvenus dans la Combe Torcy, l'on débouche bientôt dans la Combe Gigey qu'on quitte pour le Dessus de Vossenveau : traversée de friches puis, cheminement sur les hauteurs accidentées du Sentier du Lac qui ramène à la Cité La Flamme.